CRESTOR® (rosuvastatine calcique)

Crestor (rosuvastatine calcique) est une statine inhibitrice de l’HMG-CoA pour le traitement de la dyslipidémie et de l’hypercholestérolémie.

Études cliniques

Etude STELLAR1,12

Description de l’étude

STELLAR était un étude de 6 semaines, multicentrique, en ouvert, randomisé, à 15 bras, comparant l’efficacité et la sécurité d’emploi de CRESTOR à celles de l’atorvastatine, de la simvastatine et de la pravastatine chez 2 240 patients atteints d’hyperlipidémie ou de dyslipidémie mixte. 

L’étude effectuait les comparaisons de doses suivantes : CRESTOR 10 mg par rapport à l’atorvastatine 10 mg, 20 mg et 40 mg, la simvastatine 10 mg, 20 mg et 40 mg, et la pravastatine 10 mg, 20 mg et 40 mg : CRESTOR 20 mg par rapport à l’atorvastatine 20 mg, 40 mg et 80 mg ; la simvastatine 20 mg, 40 mg et 80 mg, et la pravastatine 20 mg et 40 mg ; et CRESTOR 40 mg par rapport à l’atorvastatine 40 mg et 80 mg, la simvastatine 40 mg et 80 mg, et la pravastatine 40 mg. 

Le critère d’évaluation principal était la variation du pourcentage par rapport au LDL-C de référence à la semaine 6. Les critères d’évaluation secondaires comprenaient l’atteinte des LDL-C ciblés selon le NCEP ATP III.

Diminutions de LDL-C

Dans l'étude STELLAR, CRESTOR a réduit les taux de LDL-C à chaque dose1,12,14


Diminutions de LDL-C au bout de 6 semaines par dose chez des patients atteints d’hyperlipidémie ou de dyslipidémie mixte1,12,14

Diagramme en barres illustrant les diminutions de LDL-C dans l’essai STELLAR
Diagramme en barres illustrant les diminutions de LDL-C dans l’essai STELLAR
STELLAR 9/10

Dans l’étude STELLAR, chez des patients atteints d’hyperlipidémie ou de dyslipidémie mixte

Diagramme illustrant près de 9 patients sur 10 atteignant le LDL-C cible
Diagramme illustrant près de 9 patients sur 10 atteignant le LDL-C cible

eLDL-C selon le NCEP ATP III < aux objectifs ciblés : < 100 mg/d pour les patients à risque à long terme de maladie coronaire (MC), risques équivalents de MC, ou facteurs de risque conférant un risque de MC sur 10 ans > 20 % ; < 130 mg/dl pour les patients à risque intermédiaire (multiples [2+] facteurs de risque avec un risque de MC sur 10 ans < 20 %) ; et < 160 mg/dl pour les patients à faible risque (0 à 1 facteur de risque).12

Etude HOPE31,15

Description de l’étude

HOPE 3 est une étude placebo-contrôle randomisée en double aveugle réalisée chez 12715 patients (Crestor : 6361, placebo : 6344) investiguant l’effet du Crestor 10 mg dans la prévention des maladies cardiovasculaires chez les personnes à risque cardiovasculaire intermédiaire.

100% de la population des hommes (54% de la population totale de l’étude) présentait un risque cardiovasculaire élevé, avec un risque SCORE supérieur ou égal à 5% tandis que 30 % de la population des femmes présentait un risque cardiovasculaire élevé.

Le temps médian du suivi fut de 5,6 ans. Le critère d’efficacité primaire était composé de la mortalité cardiovasculaire, de l’infarctus non-fatal et de l’accident vasculaire cérébral non fatal.

Graphique illustrant les variations de LDL-C dans la méta-analyse VOYAGER
Graphique illustrant les variations de LDL-C dans la méta-analyse VOYAGER

Etude JUPITER1,13

Description de l’étude

JUPITER était une étude à long terme, randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo menée chez 17 802 patients (CRESTOR = 8 901, placebo = 8 901), conçue pour évaluer les effets de CRESTOR 20 mg dans la prévention primaire d’événements MCV chez des hommes (> 50 ans) et des femmes (> 60 ans) ne présentant pas de MCV cliniquement évidente, dont le LDL-C était < 130 mg/dl et les taux d’hsCRP étaient> 2 mg/l. 

Les patients ont été suivis pendant une durée moyenne de 2 ans. Le critère d’évaluation principal était un critère d’évaluation composé du délai écoulé jusqu’à la première survenue d’un des événements cardio-vasculaires (CV) majeurs suivants : Décès CV, infarctus du myocarde non fatal, accident vasculaire cérébral non fatal, hospitalisation pour angor instable ou procédure de revascularisation artérielle.

La population de l’étude avait un risque de MC de référence de 11,6 % sur 10 ans, selon les critères de risque de Framingham, et comprenait un pourcentage élevé de patients présentant des facteurs de risque supplémentaires tels que l’hypertension (58 %), de faibles taux d’HDL-C (23 %), le tabagisme (16 %) ou des antécédents familiaux de MC prématurée (12 %). Les participants de l’étude présentaient un LDL-C médian de référence de 108 mg/dl et un taux d’hsCRP médian de référence de 4,3 mg/l.

Efficacité

Selon les résultats de l’essai JUPITER, CRESTOR satisfait à l’indication de prévention primaire de la MCV

CRESTOR est indiqué pour réduire le risque d’infarctus du myocarde, d’accident vasculaire cérébral et de procédures de revascularisation artérielle chez les patients ne présentant pas de maladie coronaire cliniquement évidente mais à risque accru de maladie cardio-vasculaire (MCV) selon l’âge (hommes âgés de > 50 ans et femmes âgées de > 60 ans), dont les taux de protéine C-réactive de haute sensibilité (hsCRP) étaient > 2 mg/l, et en présence d’au moins un facteur de risque de MCV supplémentaire, tel que l’hypertension, un HDL-C faible, le tabagisme ou des antécédents familiaux de maladie coronaire prématurée.

Infographie illustrant les résultats de l’essai JUPITER
Infographie illustrant les résultats de l’essai JUPITER

Informations relatives à la sécurité d’emploi

  • Un pourcentage plus élevé de patients traités par rosuvastatine par rapport aux patients traités par placebo (6,6 % et 6,2 %, respectivement), ont arrêté le médicament à l’étude en raison d’un événement indésirable, indépendamment de la causalité du traitement. Les myalgies étaient l’effet indésirable le plus fréquent entraînant l’arrêt du traitement.
  • Dans l’essai JUPITER, une fréquence significativement plus élevée de diabète a été rapportée chez les patients sous rosuvastatine (2,8 %) par rapport aux patients sous placebo (2,3 %). Le taux d’HbA1c moyen a été significativement augmenté de 0,1 % chez les patients traités par rosuvastatine comparativement aux patients traités par placebo. Le nombre de patients présentant un taux d’HbA1c > 6,5 % à la fin de l’essai était significativement plus élevé chez les patients traités par rosuvastatine par rapport aux patients traités par placebo.
  • Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés étaient les myalgies (7,6 % contre 6,6 %), l’arthralgie (3,8 % contre 3,2 %), la constipation (3,3 % contre 3,0 %) et les nausées (2,4 % contre 2,3 %) pour CRESTOR contre placebo, respectivement.
  • Selon des données comparatives il s'agit d'un effet de la classe. Crestor 10-40mg est aussi bien toléré que les autres statines avec un bénéfice-risque ratio qui est supérieur.

ref: Brewer et al. Am J Cardiol 2003; 92 (suppl):23K-29K